La rade de Lorient pendant la Seconde Guerre mondiale
La base de sous-marins de Lorient incarne la lourde et sombre période de l'Occupation de la France par le IIIe Reich pendant la Seconde Guerre mondiale. Les Nazis choississent Lorient pour la construction de la plus grande base sur l'Atlantique en France et l'installation de l'état major de la flotte sous-marine sous l'autorité du Vice-Amiral Karl Doenitz pour mener la Bataille de l'Atlantique. Doenitz forme ses hommes à attaquer en meute, d'où le surnom de loups gris donné aux U-boots. Ces bases sur l'Atlantique : Brest, Lorient, Saint-Nazaire, La Rochelle et Bordeaux, réduisent d'une semaine le temps de navigation de ces navires en Manche.
La meute chasse les convois de bateaux de commerce des Alliés, qui traversent l'océan au départ d'un port anglais, en direction de New-York pour s'alimenter en carburant, en munition et en alimentation. L'objectif de Doenitz est d'anéantir le ravitaillement de la Grande-Bretagne par la destruction de tous les cargos.
Ces bunkers, composantes du Mur de l'Atlantique sont construits pour abriter les U-boots allemands. A Lorient, elle est constituée de trois bâtiments à Keroman, une petite base sur la Scorff à proximité de l'arsenal et de deux Dombunkers au port de pêche. Ce chantier mobilise de nombreuses entreprises françaises et allemandes qui emploient environ 15 000 ouvriers en provenance de toute l'Europe. Le tout est supervisé par l'Organisation Todt.
L'importance stratégique de cette base conduit les Alliés à programmer la destruction de la ville de Lorient. Au cours de 9 bombardements, de nuit, à partir du 14 janvier jusqu'à la mi-mai 1943, les villes de Lorient et de Lanester sont détruites à plus de 80%. Locmiquélic, Keryado, Port-Louis et Larmor sont également meurtris. Le secteur est officiellement évacué entre les 3 et 10 février 1943. La population évacuée, se réfugie dans l'arrière pays. Zone de repli des soldats du Reich après le débarquement en Normandie du 6 juin 1944, Festung Lorient résiste violemment à partir d'août face au front des Alliés. La Poche n'est libérée que le 10 mai 1945.